Les sarments sont les bois des ceps de vigne taillés chaque année par le vigneron. Il sélectionne les meilleurs bourgeons qui donneront les fruits de l’année suivante. Indispensable au cep qui va donner au raisin toute sa qualité, son goût, les sarments ne sont rien en eux-mêmes.

Le nom de notre mouvement d’idée s’inspire de la célèbre parabole « du cep et des sarments » où Jésus s’exprime ainsi en s’adressant à ses disciples :

« c’est moi qui suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il l’enlève ; et tout sarment qui porte du fruit, il le taille afin qu’il porte encore plus de fruit… Le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même, sans rester attaché au cep. Il en va de même pour vous si vous ne demeurez pas en moi. Je suis le cep, vous êtes les sarments… »

Cette parabole donne tout son sens symbolique au mouvement d’idées « les sarments ».  Indispensable au cep, il donne et porte le fruit de la vigne. S’il est indispensable à la vigne, il n’est rien lui-même, indépendamment du cep qui va donner au raisin toute sa qualité, tout son goût. La taille que réalise chaque hiver le vigneron permet au sarment de se régénérer année après année.

Ainsi en est-il de notre mouvement d’idées. Ceux qui veulent réfléchir à l’avenir de notre société, de notre pays, reconnaitront les meilleures options pour construire la société de demain. C’est par le lien avec leurs racines qu’ils se projetteront dans l’avenir. Mais la pensée immobile ou recroquevillée sur un passé révolu n’a pas de sens. Enracinées mais émondées, les sarments sont forts de leurs racines profondes et ne craignent pas la taille, gage de vigueur et de fruits savoureux.

Hommage donc aux sarments, chacun et chacune d’entre nous est appelé à devenir du bois mort, mais qui porteront des fruits d’autant plus beaux qu’ils se seront prêtés de bonne grâce année après année à la taille du vigneron.